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Pogostemon cablin, Benth. Labiées


Son origine

Le mot patchouli vient du Tamoul, une langue de l’Inde du sud «paccilai» qui veut dire « feuilles vertes». Il est originaire des régions indo-malaisiennes puis va gagner l’Asie du Sud-est, on en trouve de nombreuses variétés en Asie orientale et même jusqu’en en Afrique du Sud.

De l’histoire

Il arrive en France au début du XIXème siècle par l’île de la Réunion.
C’est d’abord par son odeur que la plante fut connue au cours du XIXème siècle. Mais ce fut surtout par l’importation des fameux châles du nord de l’Inde qui mirent cette senteur boisée à la mode. En effet, on imprégnait ces châles de patchouli pour les protéger contre les insectes. Ce parfum fut tout de suite adopté par les artistes et l’aristocratie anglaise, devint même un signe distinctif des châles du Cachemire. Aujourd’hui, la majorité de la production mondiale vient de l’île Sumatra en Indonésie.

Un peu de botanique

Comme de nombreuses aromatiques provençales, le patchouli appartient à la famille des Lamiacées. Ce sont les feuilles qui sont pleines de parfums. Elles sont odoriférantes et duveteuses, recouvertes de poils sécréteurs. Ces poils sécréteurs et leurs glandes sécrétrices, véhiculent des sucres, glucose et fructoses qui vont devenir avec l’effet de la photosynthèse, des molécules odorantes dont les différentes identités appartiennent à la plante elle-même. Les feuilles sont grandes, mesurent entre 5 à 10cm de long et 2 à 4cm de large. Elles sont opposées et alternes sur une tige carrée. Ses fleurs sont blanches, en forme de lèvres, légèrement violacées.
Le patchouli est également utilisé pour ses propriétés. En Asie il est utilisé pour soigner les rhumes, les maux de tête, les nausées de douleurs abdominales. Au Japon et en Malaisie on l’utilise comme antidote aux morsures de serpents venimeux.

Son mode d’extraction

Après séchage les principaux constituants odorants se forment (le patchoulol) La distillation à la vapeur de ses feuilles donnent une huile essentielle dont l’odeur est particulièrement lourde. Elle est affinée en fûts pendant plusieurs mois pour perdre de son amertume et gagner en notes boisées. On obtient également un extrait avec l’extraction par solvant, qui est davantage utilisé en parfumerie, plus proche de l’odeur de la feuille séchées.

En parfumerie

Le patchouli est utilisé dans les parfums chyprés, boisés et orientaux. Ses notes camphrées, terreuses et boisées sont particulières. C’est définitivement une note de fond, qui s’imprègnent sur les vêtements laissant son sillage pendant de longues heures. Son odeur est parfois humide, … C’est la plus sensuelle des notes boisées. Il fut très appréciée à la Belle Epoque et a eu son heure de gloire dans les années 70 grâce aux hippies à leur retour d’Inde.

Retrouvez cette note de patchouli dans notre parfum oriental gourmand Noir Délit, parfum sensuel et fatal.

D’après les recherches de Tachka Sofer.
Bibliographie
L’Herbier parfumé de F.Ghozland et X. Fernandez, éd. Plume de carott
Les parfums d’E.Feydeau, éd. R.Laffont
Histoire naturelle et culturelle des plantes à parfum de F. Aubaille-Sallenave, éd. Ibis
Les huiles essentielles pour votre santé de G.Roulier, éd. Dangles