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Gardénia tahitensis, Gardener, Rubiacées


A l’origine

La fleur de Tiaré, « le Gardénia tahitensis » est devenu l’emblème de la Polynésie française comme la Lavande pour la Provence. Son genre «Gardénia» fut donné en hommage au botaniste écossais Gardener, qui a beaucoup herborisé dans ces îles.

De l’histoire

Le Gardénia fut observé pour la première fois lors du deuxième voyage du Capitaine Cook. Le premier échantillon fut ramené en France en 1824. Ce Gardénia tahitensis est fort connu par les voyageurs qui débarquent à Tahiti, car c’est la fleur avec laquelle on fait les grandes guirlandes parfumées offertes à tout nouvel arrivant sur l’île.

Un peu de botanique

C’est un petit arbuste au parfum puissant. Le Gardénia est plus lourd et plus frais même s’il est plus enivrant que le jasmin auquel on l’associe. Ses feuilles sont vernissées, ses fleurs sont généralement blanches quelque fois jaunes. Il existe plusieurs espèces de Gardénia, elles ont toutes des fleurs odorantes.
Le Gardénia florida est originaire de Chine et du Japon où l’on parfume le thé avec ses fleurs.
Le Garenia citriodora est originaire d’Afrique du sud. Ses fleurs sentent la fleur d’oranger, on les substitue à celles-ci dans les bouquets de mariées que l’on porte en Europe. Le Gardenia grandiflora est originaire d’Indochine, ses feuilles et ses fleurs ont une très bonne odeur.

Son mode d’extraction

On n’extrait pas d’huile essentielle de la fleur. Les fleurs de Gardénia sont mises à macérer dans de l’huile de coco avec de la coco râpée et fermentée. Ce macérat est exposé pendant trois semaines au soleil, cela va donner la fameuse huile de Monoï. On peut également faire du Monoï avec les bourgeons de la fleur. Dix bourgeons minimums sont nécessaires pour un litre d’huile de coprah, puis on laisse macérer au soleil pendant trois semaines également. Elle ne possède pas la même odeur…
Ces macérats huileux sont comme un enfleurage. L’odeur de la fleur va imprégner l’huile.

En parfumerie

Pour la parfumerie occidentale, on cultive à la Réunion un Gardénia dont on extrait l’odeur par l’éther de pétrole pour obtenir un extrait et ensuite un lavage à l’alcool pour obtenir l’absolu.
Le Gardénia donne du caractère à un accord floral. Il exhale un parfum suave, exotique et évoque des notes vertes. De plus, son parfum de fleur blanche aux accents verts peut évoquer la tubéreuse. C’est résolument une note de cœur.

Vous pouvez retrouver cette note de fleur de Tiaré dans notre parfum solaire, Orée Dorée.

D’après les recherches de Tachka.

Bibliographie :
Histoire naturelle et culturelle des plantes à parfum, FR. Aubaille-Sallenave, éd. Ibis
Les parfums
E. De Feydeau, éd. Laffont
Les huiles essentielles pour votre santé
G. Roulier, éd. Dangles
Une histoire mondiale du parfum M.C.Grasse
éd. Somogy, éditions d’art